LA LETTRE DE L'ARPE
L'ARPE à pour objet de veiller au respect de la personne humaine et de défendre la dignité de l'homme en sa qualité de père.
Ainsi commencent nos statuts.
Cependant l'ARPE accueille des femmes et des hommes de bonne volonté, désireux de permettre un épanouissement réel de leurs enfants au-delà du couple.
Notre philosophie est simple :
L'ENFANT A BESOIN DE SES DEUX PARENTS
Toute notre réflexion découle de ce principe.
Les époux se séparent, mais les parents demeurent.
Les enfants, eux, ne divorcent pas, et en aucun cas ne veulent "choisir" entre leurs deux parents.
Cet énoncé simple et tellement réaliste n'est malheureusement pas appliqué dans la vie courante.
Pourquoi ?
- Parce qu’au-delà d'une séparation ou d'un divorce, subsiste souvent un conflit, une rancune entre les deux parents et rien n'est plus facile que d'atteindre "l'autre" en se servant de ce qu'il à de plus cher : ses enfants.
- Parce que le divorce ou la séparation sont traités comme une partie de poker menteur ou tous les coups sont permis en toute impunité.
Mensonges, accusations basses et lâches, prétextes fallacieux, fausses attestations, etc...
- Parce que la loi permet de tels excès, parce que la pratique judiciaire les amplifie, les déforme et pousse encore plus au conflit par la notion de parent principal et parent secondaire, donc de parent gagnant et de parent perdant.
- Parce qu'enfin il faut bien avoir le courage de dire que les enfants sont avant tout un enjeu financier et que la société française ne reconnaît au père que la seule fonction de "payeur" et à la mère celle de "nourrice".
Certes les textes évoluent, mais restent flous.
La pratique judiciaire, elle, est toujours la même : déplorable.
La société continue à faire mine de ne rien voir de la détresse de certains pères et de leurs enfants qui garderont une trace indélébile de cette fracture que l'on ne cherche pas à adoucir.
Le divorce et la séparation restent "la" maladie honteuse de notre société.
Les chiffres sont cinglants.
Un divorce sur trois mariages, + les fins d'unions libres = une séparation sur deux couples.
Plus de 2.000.000 d'enfants dont les parents sont séparés.
Mais surtout un enfant sur deux dont les parents sont séparés, ne voit plus son père
Et ça c'est inacceptable
Il n'y a pas 50% de pères irresponsables en France. La responsabilité est ailleurs.
Que l'on cesse de nous culpabiliser ! Et si nous sommes aujourd'hui une minorité (croissante) à réclamer haut et fort le droit d'être père, il faut bien comprendre que, au nom même de la démocratie, on n'a pas le droit d'opprimer les minorités.
Que Mesdames et Messieurs nos élus, toutes tendances confondues, en prennent conscience car cela relève de leur responsabilité.
(Cette lettre écrite en 1993 est toujours d'actualité)